Chers Confrères, chères Consœurs,
Notre association est née le 15 septembre 2026, au terme d'un parcours engagé en janvier 2026. Voici pourquoi nous l'avons créée, ce que nous avons déjà fait et ce que nous voulons défendre.
1. Notre parcours
- Janvier 2026 : la grève des médecins et la réunion avec notre syndicat à Bruxelles. Le syndicat y a exprimé son attachement au premier recours des sage-femmes et des médecins généralistes en gynécologie et obstétrique. Beaucoup d'entre nous s'y sont opposés, car cela mettait en cause l'accès direct aux médecins spécialistes. Cette position a été démentie par son président. Cette question a été un motif de désaccord.
- Le recours à l'UFMLS. Azza Aglan m'a proposé de solliciter l'UFML-S pour contester le décret du 30 décembre 2025 que j’avais découvert et qui laisse une jurisprudence très ouverte à l'activité des sage-femmes.
- L'UFML-S m'a désignée coordinatrice de la branche Gyn-Obs-PMA, et son service juridique a pris en charge le dossier du décret, qui est toujours en cours.
- Le 6 juillet 2026. L'UFML-S a adressé des courriers annonçant un changement complet de direction de sa branche Gyn-Obs-PMA et la nomination du Dr Sébastien Cochin. Vos cotisations, comme les nôtres, sont restées à l'UFML-S.
- La création de l'association. Dans ce contexte, nous avons rebondi avec Azza Aglan et Anne Le Trong pour fonder l'association et défendre une santé des femmes de qualité scientifique, respectueuse, qui place le rôle des médecins spécialistes au centre du parcours de soins.
2. Notre état d'esprit
Nous ne voulons aucune confrontation avec les syndicats ni avec les instances professionnelles.
J'ai des contacts avec notre CNP, non sans difficulté, pour y faire entendre notre voix.
Nous avons constaté que nos écrits, nos demandes et nos tribunes ont été transmis au Syngof ; si cela a fait évoluer certaines positions, nous nous en réjouissons.
3. Ce que nous avons fait depuis janvier 2026
Institutions et pouvoirs publics
- Présence au ministère de la Santé en mars 2026 (conseillers de la ministre) ;
- Réunion « périnatalité et infertilité » au ministère de la Santé ;
- Assemblée nationale : réunion « Santé des femmes » avec MM. Valletoux et Monnier et la présidente de l'Assemblée ;
- Audition sur l'infertilité auprès de Sandrine Rousseau et Prisca Thevenot ;
- Rendez-vous avec M. Larcher, président du Sénat (contacts en cours) ;
- Lettres adressées à la présidente de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée ;
- Lettre CNAM pour la question sage-femme référente ;
- Lettre au Sénateur Claude Malhuret ;
- Contact avec le CNOM et la DGOS pour le texte de loi lié aux violences gynéco-obstétrique.
Instances et organisations professionnelles
- Contact avec le Pr Rozenberg, président du CNGOF, et avec le Syngof, pour unir nos forces ; peu de retours du CNGOF et des syndicats ;
- Contacts avec la FNGM et la SGM ; entretiens avec le Dr Sebaoun (FNGM), le Dr Carlotti (SGM) et le Dr Marie Scemama (CSMF) ;
- Réunion en visioconférence avec la présidente du syndicat des sage-femmes, Caroline Combot ;
- Contact avec Me Stagliano, Comité de défense de la gynécologie médicale ;
- Contact avec deux associations féministes.
Médias
- Courrier au Canard enchaîné ;
- Contact avec la Direction de l'information de France Télévisions ;
- LinkedIn et Instagram : des post sur nos textes.
Tous ces interlocuteurs ont été informés de la situation du parcours de soins des femmes, de l'extension des activités vers les professionnels non médecins et de ses conséquences.
4. Nos productions
- Textes de février demandant un gynécologue-obstétricien référent ;
- Demande d'arrêt de la promotion de la sage-femme référente par les caisses ;
- Prise de position sur l'extension des activités des sage-femmes en gynécologie médicale hors physiologie ;
- Demande de valorisation des actes gynécologiques, face à l'ouverture de ces actes à des professionnels non médecins ;
- Observatoire de gynéco-vigilance : plus de 400 observations, qui feront l'objet d'une publication scientifique.
5. Nos objectifs
- Recentrer le rôle des spécialistes dans la santé des femmes et pérenniser l'accès direct ;
- Éviter l'extension des activités de la gynécologie pathologique, la PMA, les consultations d'infertilité et la ménopause vers d'autres professions que les gynécologues spécialistes ;
- Freiner les indus ;
- Alerter sur le manque de sage-femmes en salle de naissance et sur la situation de la périnatalité ;
- Obtenir la valorisation de nos actes.
6. Notre position
Ce n'est pas un combat corporatiste, ni contre les sage-femmes, ni contre les syndicats, ni contre nos organisations.
Nous défendons notre exercice, notre formation, une santé de qualité pour les femmes et la continuité de la formation des internes.
Rejoignez-nous : unis, nous serons plus forts.
Adhésions : www.la-femme-asso.com
Avec toutes mes amitiés,
Dr Silvia ALVAREZ
PRESIDENTE LA FEMME
