La Femme — comparateur de remboursement
Le même frottis.
Six façons d'être remboursée.
Une consultation de suivi gynécologique avec frottis du col de l'utérus est le même acte médical, quel que soit le professionnel qui le réalise. Pourtant, selon qui vous consultez, votre parcours de soins et votre mutuelle, l'Assurance Maladie ne vous rembourse pas la même chose — parfois de manière considérable. Réglez les curseurs ci-dessous pour voir ce qu'il vous resterait réellement à payer.
Ce qu'il vous reste à payer
Tarifs officiels en vigueur au 1er janvier 2026 (source Ameli). Trois curseurs changent votre situation simulée : le parcours de soins suivi, le dépistage réalisé, et votre mutuelle.
Une garantie « 100 % » complète jusqu'au tarif conventionné mais ne couvre aucun dépassement. Une garantie « 200 % » peut aussi couvrir une partie du dépassement. La participation forfaitaire de 2 € n'est, dans tous les cas, jamais remboursée.
Pourquoi un tel écart ?
- La base de remboursement dépend du secteur d'exercice, pas de l'acte. Un examen gynécologique de suivi identique est remboursé sur une base de 40 € chez un gynécologue en secteur 1 ou OPTAM, mais seulement 23 € chez un confrère en secteur 2 sans OPTAM — alors que le geste médical ne change pas.
- Les dépassements d'honoraires ne sont jamais remboursés par l'Assurance Maladie, quel que soit leur montant. C'est votre mutuelle qui les couvre, dans la limite de votre contrat — ou vous, à défaut.
- Sans médecin traitant déclaré, l'écart se creuse encore : le remboursement d'une consultation chez un gynécologue en accès direct peut chuter de 26 € à 11,90 €, alors même que l'accès direct au gynécologue existe précisément pour se passer du médecin traitant.
- La sage-femme est la seule professionnelle jamais pénalisée par l'absence de médecin traitant : son remboursement reste fixe à 70 %, dans toutes les situations. Un paradoxe, quand le suivi gynécologique de prévention par les sages-femmes reste largement méconnu du grand public.
- Le secteur 3 (non conventionné) pousse la logique à l'extrême. N'ayant signé aucun accord avec l'Assurance Maladie, ces praticiens fixent librement leurs honoraires et ne sont remboursés que sur un « tarif d'autorité » symbolique — quelques dizaines de centimes d'euro, quel que soit le prix réellement payé.
- Passer par votre médecin traitant peut, paradoxalement, réduire l'écart. En avis ponctuel de consultant (APC), la base de remboursement se réunifie à 60 € pour les secteurs 1, OPTAM et 2 hors OPTAM. C'est l'accès direct — pourtant conçu pour vous simplifier la vie — qui laisse le plus de disparités subsister.
- La mutuelle déplace le problème, elle ne le résout pas. Une bonne garantie (200 % de la base) peut absorber une grande partie d'un dépassement en secteur 2 ; sans mutuelle, ou avec une garantie à 100 %, vous restez pleinement exposée à l'écart de départ.